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le 18-05-2012 et il est 00:59, Les évènements sur la culture danoise , et tout ce que vous pouvez trouver de danois sur le net.

Cuisine et traditions :
 
En direct du Danemark :
  • Le 21/02, Fastelavn aujourd'hui!
  • Le 02/02, Aux Bocuse d'or à Lyon, les pays nordiques font le grand chelem
  • Le 10/01, René Redzepi A 32 ans, le meilleur chef du monde, est scandinave
  • Le 16/05, Régime nordique : un booster d'énergie
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  • Le 21/02, Travailler chez Lego, c'est fun !
  • Le 21/02, La flexi-sécurité danoise et néerlandaise résiste à la crise
  • Le 21/02, Le Danemark ouvre une station de ski grâce à Bruxelles
  • Le 21/02, La princesse Marie de Danemark a accouché d'une petite fille
  • Evènements danois en France :
     
    Cinéma :
  • Le 21/02, Confiance. Sonja Ferlov Mancoba
  • Le 21/02, Six ans de prison requis contre les deux compères du go-fast danois
  • Le 15/04, Pôle Nord 2012. En route pour le Groënland !
  • Le 22/02, Cap au nord pour le Salon du livre
  •  
  • Le 21/02, Les experts Copenhague
  • Le 21/02, « Borgen », la petite série reine
  • Le 05/11, Mads Mikkelsen tourne pour Thomas Vinterberg
  • Le 05/11, Lars von Trier et "la mauvaise conscience française"

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    mardi 21 février 2012

    Fastelavn aujourd'hui!

    ‘Fastelavn’ est une fête comparable à celle du Mardi-gras en France. Elles ont les mêmes origines lointaines, la célébration du passage de l’hiver au printemps et du renouveau de la nature. On fêtait ainsi l’approche de la nouvelle année qui, dans le calendrier romain, commençait en mars.





    Ces fêtes existaient déjà dans la Grèce antique puis ont été reprises par Rome et se sont répandues à travers toute l’Europe. Après l’année 325, quand a été fixé le calendrier chrétien pour la célébration de Pâques et la période de jeûne la précédant (les 40 jours du Carême), la popularité de ces fêtes païennes était telle qu’il a fallu les intégrer aux rites de la foi chrétienne. Elles ont alors changé de signification et marquaient l'approche du Carême, cette longue période de jours ‘maigres’ débutant le mercredi des Cendres et pendant laquelle viande, graisse, œufs, vin, etc. étaient prohibés. On a donc continué à faire la fête, se déguiser, organiser des jeux, bien manger, sortir la farine blanche et les œufs pour faire des crêpes et des beignets de toute sorte et, bien sûr on buvait bien ! Des restrictions assez strictes ont quand-même été imposées sur le caractère parfois extrême que pouvaient avoir certaines de ces manifestations.

    Aujourd’hui, si le jeûne n’est quasiment plus observé, la fête, elle, continue ! Elle a même survécu dans les régions où le protestantisme est prédominant bien que le Carême n'existe pas dans la liturgie protestante. ‘Fastelavn’, mot d’origine germano-hollandaise signifiant ‘le soir avant le jeûne’, a lieu le dimanche au Danemark et non le mardi et a perdu son caractère religieux.

    Toutefois, comme presque partout ailleurs, l’aspect 'carnaval populaire' auquel participe toute la population a pratiquement disparu. On peut quand-même voir parfois des petits groupes d’enfants déguisés faisant du porte à porte pour réclamer des friandises, un peu d’argent ou des brioches, les fameuses ‘boller’. Lorsqu'on leur ouvre la porte, ils entonnent alors une chanson qui suggère que si vous ne donnez pas de brioches vous risquez d’être chahutés ! Alors soyez bon public et préparez-vous !



    Mais c’est surtout dans les écoles ou les centres paroissiaux que la fête a lieu. Selon l’endroit, des jeux ou un petit spectacle sont organisés, le tout étant bien sûr accompagné de gâteaux ou autres friandises. Les enfants y viennent avec masques et costumes. Mais tous attendent le grand moment, celui de ‘Slå katten af tønden’ (frapper sur le tonneau pour en faire sortir le chat), une vieille tradition vraisemblablement importée de Hollande par les paysans qu’avait fait venir le roi Christian II dans les années 1520. Ses origines sont intimement liées aux anciennes fêtes qui célébraient la fin de l’hiver, la fin des ténèbres et des forces maléfiques associées dont les pauvres félidés ont dû assurer la représentation symbolique (ce ‘rite’ a aussi été observé localement en France). Fort heureusement la tradition a évolué. Aujourd’hui lorsque le tonneau éclate ce n’est pas un chat qui en sort mais une avalanche de friandises et de sucreries !



    Article original : http://www.lesnouvelles.dk/12_archives_2009/12B_fevrier2009/contenu_fastelavn.htm

    Confiance. Sonja Ferlov Mancoba

    La Maison du Danemark présente une exposition consacrée à Sonja Ferlov Mancoba, artiste qui occupe une position remarquable dans le modernisme danois.

    Non seulement Sonja Ferlov Mancoba fut l'une des rares artistes femmes de cette époque, mais elle travailla principalement sur la sculpture, prit une orientation internationale, et sa recherche la mena très tôt hors des frontières de son pays.

    Domiciliée à Paris, elle favorisa dès 1936 les contacts entre l'avant-garde française et les artistes danois du même esprit. Elle joua un rôle actif dans les principaux groupements danois des années 1930-40, tels que Linien, Høst et le mouvement international Cobra.

    Informations complémentaires:
    Maison du Danemark
    142, avenue des Champs-Elysées 75008 Paris
    Tel : +33 (0)1 56 59 17 40

    Travailler chez Lego, c'est fun !

    Travailler en s'amusant ! Une maxime que la célèbre marque de jeux de construction, Lego, a décidé d'appliquer à ses nouveaux locaux situés à Billund au Danemark. Ce sont les architectes et designers de l'agence Rosan Bosch qui ont imaginé chaque recoin de ces bureaux contemporains faisant rimer innovation et création. Visite.

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    Karen Blixen, la femme africaine

    Auteure d’une quinzaine d’ouvrages de fiction entre 1934 et 1958, Karen Blixen est surtout connue pour « La ferme africaine », qui a été quelque cinquante ans après sa parution en librairie adapté à l’écran par Sydney Pollack sous le titre de Out of Africa avec Robert Redford et Meryl Steep dans les rôles principaux. Ce témoignage émouvant de la vie « africaine » de Karen Blixen nous révèle une personnalité aussi forte qu’attachante, vouée, sur le tard, à un destin littéraire déjà esquissé à l’âge de vingt ans, avant que la jeune femme ne soit emportée « dans le bruit et l’inquiétude du monde ».
    Karen Christentze Dinesen est née le 17 avril 1885 à Rungstedlund, près de Copenhague, dans une famille aristocratique millionnaire, apparentée à la plus haute noblesse du royaume du Danemark. Son père Wilhelm Dinesen était un capitaine de l’armée danoise à qui l’on devait par ailleurs, dans le civil, des « Lettres de chasse » célèbres au pays. Cependant, souffrant, dit-on, « d’une maladie qui ne pouvait présager que d’un avenir sombre et tragique », en l’occurrence la syphilis, il se donne la mort en 1895. Ce décès peu honorable pour un aristocrate et a fortiori militaire de haut grade, a été maquillé, à l’intention de ses enfants, en mort subite due à la maladie.



    Baronne

    En 1904, alors qu’elle est âgée de 19 ans, la jeune Karen travaille à des contes de style gothique qui seront publiés en 1908 sous le titre « Histoires vraisemblables » et signées Osceola. Puis pendant plusieurs années, elle suit des cours de peinture successivement dans les académies de Copenhague, Paris et Rome, où elle est admise en 1912, avant de rentrer et de devenir une familière des soirées très aristocratiques de la capitale danoise.
    Karen y retrouve notamment ses cousins, les jumeaux Hans et Bror Blixen-Finecke. Elle tombe amoureuse du premier, qui ne lui rend pas la réciproque, avant de se résigner, par dépit, à épouser le second qui toutefois ne se montrera pas beaucoup plus attentionné envers son épouse que son frère jumeau avant lui, l’un et l’autre n’ayant d’ailleurs d’autre but dans l’existence que de se distraire : équitation, bridge, golfe, whisky, chasse, bals costumés, automobiles de luxe et autres aéroplanes, ou encore vie sexuelle débridée qui auront stupéfié leurs parents victoriens, ont-ils eu vent de cet aspect particulier des loisirs de leur progéniture…
    Vu les goûts littéraires et artistiques et l’éducation puritaine de Karen, c’est peu dire que les fiançailles de celle-ci et de Bror ont suscité un scepticisme certain parmi l’aristocratie danoise. Son entourage évoquait aussi le futur titre de Karen, soit baronne Von Blixen-Finecke, ainsi que les relations de son mari, parmi lesquelles figuraient la famille royale danoise, titre et relations dont Karen faisait probablement peu de cas, puisqu’elle devait déclarer, bien plus tard, à propos de sa vie passée en Afrique : « Je me rends compte combien j’ai été favorisée d’avoir pu mener une vie libre et humaine sur une terre paisible, après avoir connu le bruit et l’inquiétude du monde. »

    Mariage de raison

    Néanmoins, son alliance avec Bror allait se révéler un mariage de raison qui permettrait à Karen d’accéder à la fortune de sa propre famille, lorsque la nécessité se ferait sentir. Celle-ci se présente un peu plus tard : un oncle de Bror, revenu enthousiasmé d’un safari en Afrique, dont il ne tarissait pas d’éloges, évoquant également les perspectives agro-économiques que représentait le continent. Ce qui, sans tarder, fait des deux époux deux associés en partance pour la culture du café et l’aventure africaine. Bror est en effet parvenu à acheter une plantation de café au Kenya grâce à un important investissement financier de la famille Dinesen. Le plus logiquement du monde, Bror est désigné, par la famille, directeur de l’entreprise, alors que Karen pour sa part songe à faire de leur maison africaine un oasis de civilisation, prévoyant dans ses bagages meubles, tableaux, bijoux, plateaux en argent, verres en cristal, porcelaines, bibliothèque de son grand-père, vêtements, ainsi qu’un lévrier d’Écosse, son cadeau de mariage préféré.
    Son attirance pour les Africains est immédiate. En témoigne cette déclaration écrite datant de la dernière partie de sa vie : « Ils entrèrent dans mon existence comme une sorte de réponse à quelque appel de ma nature profonde, aux émotions et aux instincts qui gisaient au plus profond de moi, ou peut-être à mes rêves d’enfance, ou à la poésie que j’avais lue et adorée longtemps auparavant. » Karen a l’impression de partager avec les Africains une sorte de « pacte ». En revanche, elle n’a quasiment pas de relations avec les colons déjà installés, dont elle n’apprécie pas, en premier lieu, les préjugés raciaux à l’égard des autochtones, la supériorité des Blancs n’étant à ses yeux qu’une illusion, en particulier concernant les aspects les plus importants de l’existence.
    Quelque temps après son installation au Kenya cependant, la guerre de 1914-1918 est déclarée, au cours de laquelle les Anglais réquisitionnent les chariots de la Karen Coffee & Co. Par la suite, les bœufs meurent et la Compagnie frôle la faillite. Dès 1917, le conflit éclate entre les époux à propos de la destinée de l’entreprise. En 1918, Thomas, le frère de Karen, vient la rejoindre pour l’aider à la plantation et y restera jusqu’en 1923. Entretemps, en 1920, l’oncle de Karen, Aage Westenholz, président de la Karen Coffee & Co., débarque à son tour pour statuer sur l’avenir de la ferme.
    La direction de l’exploitation est retirée à Bror, dont les compétences tant en agriculture qu’en gestion s’avèrent nulles et l’entreprise est confiée à Karen, à la condition que Bror n’y ait plus aucune fonction. En 1923, le propre frère de Karen est déjà convaincu de la non-viabilité de la ferme. Au cours des années suivantes, Karen ne cesse de faire appel à sa famille pour renflouer les caisses de l’entreprise, à laquelle la famille ne croit plus, malgré les crédits qu’elle débloque à son intention. Les relations entre les époux Blixen se distendent de plus en plus, car à la gestion calamiteuse de Bror vient se greffer ses infidélités.

    Amour et drame

    Et comme un malheur ne vient jamais seul, Karen contracte la syphilis. Maladie dont tout le monde s’accorde à désigner Bror responsable, lui dont les relations sexuelles régulières avec une Africaine sont notoires, celle-ci étant très probablement atteinte de ce mal qui est alors, dit-on, « presque endémique » chez les Massaï. Karen rentre au Danemark pour se faire soigner et, ayant perdu tout espoir d’avoir une vie sexuelle normale, considère sa maladie comme une occasion d’élévation spirituelle, fermant notamment les yeux sur les infidélités de son mari.
    C’est alors que Karen rencontre Denis Finch Hatton, le grand amour de sa vie. Alors guide de safaris, celui-ci possède des talents aussi notoires que multiples qui lui confèrent un immense prestige. Sportif aux exploits célèbres, Denis est également un fin humaniste, qui initie Karen au grec, à la poésie symboliste, à l’art moderne et la musique de Stravinski.
    Bror, rendant à Karen la monnaie de sa pièce, ferme à son tour les yeux sur cette liaison, continuant même à avoir des relations de camaraderie avec Denis, avec qui il partage une chambre en ville, chacun l’occupant à son tour, lorsque l’autre est en safari. Néanmoins, les époux Blixen divorcent en 1925. Par la suite, Denis s’installe chez Karen, avec qui les relations, parfois orageuses, sont intenses mais plutôt brèves, soit une quinzaine de jours, entre les safaris qui, eux, durent un mois ou plus.
    Si la situation de la ferme ne finit pas de se détériorer, novembre 1928 est à marquer d’une pierre blanche : grâce à Denis, Karen accueille sur sa ferme le Prince de Galles, futur Edouard VIII, héritier du trône d’Angleterre. Le 14 mai 1931, Denis meurt dans un accident d’avion, à l’âge de 44 ans. Ce drame précède de peu un second d’un tout autre genre : un mois plus tard, Karen Blixen quittait définitivement l’Afrique, son Afrique qu’elle avait tant aimée.

    Dernier conte

    Lorsqu’elle rentre au Danemark le 31 août 1931 pour rejoindre le domaine familial de Rungstedlund, Karen Blixen est alors financièrement ruinée, sentimentalement désespérée. En quittant sa ferme et l’Afrique, son échec lui semble total. Pour combler le vide de sa vie, elle se met à écrire. « Personne n’a payé plus cher son entrée en littérature », avouera-t-elle plus tard.
    En effet, c’est après de nombreux refus, que les « Sept contes gothiques » de Karen sont enfin acceptés par un éditeur américain Robert Haas, en 1934. L’auteure décide de les publier sous le pseudonyme masculin d’Isaac Dinesen et l’accueil du public américain est enthousiaste. Trois ans après paraît, en danois, « Den afrikanske Farm » (La ferme africaine), qui avec « Le festin de Babette », publié plus tard, demeure aujourd’hui son plus gros succès de librairie, l’un et l’autre ayant été portés à l’écran, après quand même quelque cinquante ans. Pendant le second conflit mondial, en 1942, elle fait paraître « Les contes d’hiver ».
    Après la Seconde guerre mondiale son domaine de Runstedlund devient un petit cercle littéraire où Karen Blixen reçoit de nombreux jeunes écrivains et intellectuels danois, principalement issus de la revue littéraire Heretica, et l’auteure de « La ferme africaine » s’affirme peu à peu comme une figure de premier plan de la vie artistique danoise, notamment par le biais de nombreuses causeries radiophoniques.
    En 1958, Karen Blixen prend l’initiative de créer une fondation pour la pérennité de son domaine de Runstedlund, avec la création d’une réserve pour les oiseaux dans le parc. Elle publie la même année « Les Derniers Contes », comprenant notamment « Le Festin de Babette ». Affaiblie et malade, elle entreprend un voyage de quelques mois aux États-Unis en 1959, où l’accueil de son public est triomphal, et réalise un vieux rêve, celui de dîner avec Marilyn Monroe et son mari Arthur Miller. Puis voyage encore à Paris en 1961.
    Karen Blixen meurt dans sa maison de Rungstedlund le 7 septembre 1962. Elle est enterrée dans le parc de sa demeure en présence de quelque 300 personnes.

    Article original : http://www.lemauricien.com/article/exceptionnelles-karen-blixen-la-femme-africaine

    Six ans de prison requis contre les deux compères du go-fast danois

    Le parquet de Lyon s'est prononcé vendredi 10 février dernier sur le cas de ces deux ressortissants danois arrêtés la semaine précédente à Vienne.

    Ils roulaient depuis l'Espagne à bord d'un véhicule contenant 70 kilos de hasch. Les deux hommes remontaient avec leur marchandise dans le pays nordique. Le consul du Danemark est même venu assister à l'audience. Le jugement a ensuite été mis en délibéré.

    Article original : http://www.lyonmag.com/article/35800/six-ans-de-prison-requis-contre-les-deux-comperes-du-go-fast-danois

    Les experts Copenhague



    Le 1er janvier 2010, un homme, armé d’une hache et d’un couteau, s’introduit chez le caricaturiste danois Kurt Westergaard et tente de le tuer, avant d’être arrêté par la police. Deux jours plus tard, la télévision publique danoise DR diffuse le premier épisode de la nouvelle saison de Livvagterne (« les gardes du corps »), enregistrée depuis des semaines : les héros, des agents des services de renseignement, sauvent de la mort un caricaturiste. Coïncidence ? « Le fait que nous soyons toujours si proches de la réalité est une des raisons de notre succès », affirme Ingolf Gabold, directeur de la fiction chez DR. Chaque semaine, à 20 heures, au moins 1 million de Danois (dans un pays de 5,5 millions d’habitants) se retrouvent devant DR, pour suivre la série du dimanche soir. « Quand nous sommes bons, ils sont 1,7 million », se vante le directeur. Ce qui équivaut à 60% de parts d’audience… Un succès qui ne s’arrête pas aux frontières du pays. Unit One, Nikolaj et Julie, l’Aigle, Livvagterne… Depuis 2002, DR a raflé quatre Emmy Awards. En 2010, The Killing a été couronné d’un Bafta à Londres.

    Les Américains préparent un remake de Borgen. Deux chaînes française et britannique ont racheté les droits de Broen (« le pont »), dont l’intrigue se déroulera dans le tunnel sous la Manche. La recette de ce succès ? Dans une pure tradition danoise, les fictions produites par DR suivent « 15 dogmes », raconte Ingolf Gabold. L’un des principaux : « Les écrivains sont les rois et les reines. Ce sont eux qui choisissent le sujet et le format, ce qui est très inhabituel. »

    Du coup, l’histoire est au centre de tout : « Elle doit être double. Nos séries doivent fasciner le téléspectateur, en abordant des sujets importants. Mais elles doivent aussi soulever des questions éthiques et psychosociales, qui parlent à tout le monde. » C’est le rôle d’une chaîne de service publique, précise le directeur. Le budget de la fiction sur DR est serré : 13,5 millions d’euros par an, dix fois moins que France 2. Mais les récompenses ont du bon : « Depuis que nous gagnons des Emmy, il est de plus en plus facile de trouver des coproducteurs », se réjouit Gabold.

    Article original : http://www.ecrans.fr/Les-experts-Copenhague,14051.html

    « Borgen », la petite série reine



    Tous les matins, Birgitte Nyborg Christensen se lève tôt, enfile un tailleur strict, avale un petit-déjeuner équilibré, va réveiller ses enfants, puis enfourche son vélo pour « le Château » — l’imposante bâtisse qui abrite, à Copenhague, le siège du Parlement et les bureaux du Premier ministre danois. Ou plutôt ses bureaux : dès le deuxième épisode de la série Borgen, cette chef du Parti centriste, quadra courageuse, est élue à la tête d’un gouvernement de coalition, devenant la première femme à accéder à ce poste.

    Ce n’est pas franchement à la conquête du pouvoir, mais plutôt à son exercice que s’intéresse cette passionnante série politique. Dans un Danemark tout en berlines luisantes, costards ajustés et pères au foyer, Birgitte (la très convaincante Sidse Babett Knudsen) veut imposer la parité dans les conseils d’administration des entreprises, mais doit faire face aux puissants lobbys industriels. Son pays va peut-être signer un juteux contrat d’éoliennes, mais c’est avec un régime pas franchement réputé pour son respect des droits humains.

    A la manœuvre de ce gouvernement de coalition, Birgitte Nyborg tente de garder le cap de ses convictions tout en ménageant ses soutiens. Pas facile : en permanence, elle fait face à des gros dilemmes dans sa vie publique - inerties du système, compromissions diplomatiques, petits ou gros scandales, dissensions au sein du parti - comme dans sa vie privée. Comment être la première femme du pays et une bonne épouse, une bonne mère ?

    A la manière de l’américaine The West Wing qui montrait les coulisses de la Maison Blanche, Borgen dévoile l’arrière-cuisine de la politique danoise. Petits arrangements avec la vérité, retournements, alliances, manipulation, chantage, coups bas : on ne s’épargne rien. La série s’interroge également sur l’omniprésence de la communication dans la politique aujourd’hui, et sur son rapport incestueux avec le journalisme. Une problématique incarnée par la relation entre la blonde journaliste Katrine Fønsmark et le spin doctor un peu manipulateur Kasper Juul.

    La série repose sur trois univers qui parfois se superposent, souvent se heurtent : le monde politique - les couloirs et les bureaux du Château —, le monde médiatique — l’open space et les plateaux de la chaîne de télé TV1 — et la famille — la maison de Birgitte, son mari Phillip et leurs deux enfants. Les deux premiers s’utilisent l’un l’autre en permanence. La sphère familiale, qui montre le visage progressiste du Danemark (le mari capable de mettre sa carrière entre parenthèses pour privilégier celle de sa femme), concentre aussi les conflits les plus durs à résoudre : celle-là n’a rien à gagner dans l’interaction avec les deux premières.

    L’intrigue de Borgen est toujours bien foutue, sans temps mort : elle est tricotée par Adam Price, qui travaille comme les showrunners américains (lire l’article). Seul regret, le monde des journalistes télé est un peu clicheton. En tout cas, hasard ou prescience, plus d’un an après la diffusion de la série sur la chaîne publique DR, le « vrai » Danemark a élu Helle Thorning-Schmidt. Première femme à la tête du pays, quadra elle aussi et aux manettes d’un gouvernement de coalition.

    Borgen, série créée par Adam Price, diffusée le jeudi soir à 20h35 sur Arte.

    Article original : http://www.ecrans.fr/Borgen-la-petite-serie-reine,14050.html

    Une pièce sur Breivik, un acte salutaire

    Peut-on mettre en scène le manifeste radical du tueur d’Oslo et Utøya ? Le projet d’un théâtre de Copenhague a soulevé de vives protestations en Norvège et au Danemark. Entendre ces mots est pourtant essentiel pour mieux comprendre notre époque, se défend son directeur, Christian Lollike.

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    La flexi-sécurité danoise et néerlandaise résiste à la crise

    Les Pays-Bas et le Danemark affichent des taux de chômage enviables. Leur secret ? La flexibilité du travail et une plus forte implication des chômeurs.

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    Le Danemark ouvre une station de ski grâce à Bruxelles

    Un Danois audacieux a réussi le pari d'ouvrir une piste de ski sur une petite île du Danemark. Un projet rendu possible grâce aux subventions de l'Europe.

    Difficile d'imaginer île plus plate que Bornholm, au large du Danemark , en mer Baltique. Pourtant Ole Harild, agriculteur de son état, a réussi le pari d'y créer une mini-station de ski sur l'îlot, doté, de plus, d'un fort ensoleillement. Rien, surtout pas le dénivelé de 40 mètres, n'a pu altérer sa détermination. Mieux, ce passionné de ski très débrouillard est même parvenu à obtenir des fonds européens pour créer trois pistes éclairées sur sa «montagne» aussi pentue qu'une taupinière.

    En fait, ayant appris l'existence d'une subvention européenne destinée à favoriser la création d'activités pour les jeunes à la campagne, Ole Harild a saisi sa chance. Son dossier et sa force de conviction ont fait le reste: 98.600 euros d'aides dont la moitié de Bruxelles , soit un bon tiers du budget total. Depuis, il loue son champ aux Amis du ski de Bornholm, plus habitués à organiser des séjours en Autriche qu'à chausser dans le plat pays scandinave.

    La saison d'un mois vient de s'ouvrir après trois jours d'usage intensif du seul canon à neige de cette station (rentable) qui reçoit 2000 skieurs par an. Ole cherche désormais un remonte-pente: il en a repéré un d'occasion en Autriche. Bruxelles s'est déjà engagé à hauteur de 27.000 euros. Après tout, lorsqu'on a trouvé un bon filon, pourquoi ne pas l'exploiter jusqu'au bout?

    Article original : http://fr.news.yahoo.com/danemark-ouvre-station-ski-gr%C3%A2ce-%C3%A0-bruxelles-131100263.html


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